Qui on est

Contre la concentration des pouvoirs.
Pour une véritable démocratie.

Notre mission est de contrer l'ordre qui concentre le pouvoir et la richesse entre les mains d'une minorité et de les remettre entre les mains du collectif. Pour y arriver, Multitudes bâtit un mouvement politique partout au Québec pour une transformation démocratique profonde.

Ni un parti, ni une coalition. Nous sommes un mouvement composé d’individus portés par une vision politique commune : la lutte contre l’oligarchie et la construction d’une vraie démocratie.
Nous sommes politiques car nous ciblons la racine des problèmes, nous réinventons les règles du jeu et la façon dont le pouvoir circule.

Nous sommes plus de 1400 personnes dans presque toutes les régions du Québec, investies dans des domaines variés (communautaire, philanthropique, économie sociale, académique, gouvernementale, défense des droits, environnemental, etc.).
Nos décisions sont prises par les individus membres du mouvement, mais nos efforts sont portés en collaboration avec d’autres organisations et mouvements alliés. Les défis sont énormes et nous devons miser sur toutes les forces disponibles.

Pourquoi on se bat

Il est temps de nous sortir du sentiment d’impuissance.

Les concentrations de pouvoir extrêmes sont à la racine des crises de notre époque, tout en nous empêchant de les résoudre.

Ce que nous voulons, c’est le pouvoir de façonner les systèmes qui façonnent notre vie.
Nous voulons un monde où, ensemble, on respire, on se tient et on reprend notre avenir.

Notre proposition politique s'appuie sur trois piliers :

1. Démocratiser | Des institutions accessibles
Revoir de fond en comble le fonctionnement de l’État et de ses institutions –qu’elles soient transparentes, efficaces et moins complexes– pour que la population ait un pouvoir sur les décisions politiques et que celles-ci soient dédiées au bien commun.

2. Décentraliser | Rapprocher les décisions des gens
Ceux et celles qui vivent les effets d’une décision ou, à l’inverse, qui subissent les conséquences du statu quo, doivent être au cœur du processus qui mène à une orientation plutôt qu’une autre.

3. Démarchandiser | Des orientations économiques décidées collectivement
Pas de profit sur la vie ; les besoins essentiels doivent être hors de la sphère marchande. Pas d'accumulation extrême de richesse, non plus ; elle mène à du pouvoir politique disproportionné, puis génère et amplifie les inégalités.

Ces piliers prendront tout leur sens en s’articulant à une lutte aux hiérarchies sociales et en dénouant les systèmes d’oppression sur lesquels se sont bâtis nos sociétés.

C’est ce projet politique qui unit les membres et allié·es de Multitudes.

Comment on gagne

Comment on pense que le changement arrive? En s’investissant sur le long terme et en agissant dès maintenant pour bâtir les forces qui nous permettent de saisir les opportunités quand le système craque. On travaille à la fois sur le changement de l'intérieur du système que de l'extérieur (pressions et alternatives).

Grandir en nombre

Notre force sera celle du nombre. Une masse critique de personnes prêtes à agir de façon coordonnée et à influencer les milieux fréquentés au quotidien : le voisinage, les ami·es, le travail. Notre force naîtra aussi de notre capacité à investir nos territoires par des espaces permanents de rencontre et de politisation où l’on se saisit localement des enjeux de l’heure, pour ensuite lier nos luttes à travers l’ensemble de la province.

Construire les idées politiques qui nous unissent

Pour construire notre rapport de force, on se rallie derrière une vision politique et des idées convaincantes et courageuses. Cette vision est continuellement nourrie et ajustée au vu des conjonctures politiques, des besoins qui émergent sur le terrain et des difficultés auxquelles on fait face. Une histoire et un horizon commun nous permettront de nous orienter ensemble malgré les différences qui existent dans nos territoires respectifs, nos sphères d’implication et nos tactiques.

Changer les mentalités

Faire résonner un narratif ambiant qui aura le pouvoir d’influencer les mentalités et de modifier ce qu’on juge désirable, normal, acceptable et possible. Plus les idées ancrées dans la justice sont socialement acceptées et intégrées, plus elles bénéficieront d’un momentum : les décideurs sont soumis à la pression, la mobilisation est facilitée, les actions en faveur d’une démocratie profonde se multiplient et, éventuellement, cette société libérée des injustices et de l’impuissance devient atteignable.

Défaire, transformer ou rebâtir les institutions

Il faut inévitablement se pencher sur les institutions – politiques, académiques, médiatiques et financières, notamment. Certaines devront être transformées ou bâties et d’autres devront tout bonnement disparaître. Celles que l’on choisit de sauver et de réinvestir seront alimentées par un réel fonctionnement démocratique et il y aura, au cœur de leurs missions, la nécessité de préserver un avenir viable et épanouissant. Pour qu’advienne ce changement, on mise sur un travail qui implique tant les allié·es internes que la pression qu'exercent les acteurs externes.

Prendre soin de notre mouvement

Un mouvement robuste, apte à traverser le temps, les épreuves, les conflits et l'essoufflement, en est un où les liens sont entretenus, valorisés, et où l’information et le leadership sont partagés. Prendre soin d’un mouvement, c’est prendre soin des gens qui le font vivre, de la culture, des processus et des structures qui les soutiennent.

Les principes qui guident le mouvement

01

On fait ce qu’on veut, on fait ce qu’on peut

On prend des décisions courageuses et on avance dans l’imperfection. On ne s'enlise pas dans une recherche infinie et paralysante de *la* bonne réponse.

02

On considère que la démocratie est quelque chose qui se vit au quotidien

La démocratie, ce n'est pas un simple système ou concept. C'est du corps-à-corps avec le politique : débattre, être en tension, s'ajuster, connecter, décider ensemble.

03

On croit dans le pouvoir des liens et de l’amitié

Ce sont les réseaux d’amitié, de proximité, de camaraderie, et toutes les rencontres que ces réseaux rendent possible, partout au Québec, qui nous permettront de prévoir, de résister et de bâtir. Notre flamme est sans cesse ravivée par la joie, l’humour et le soin.

04

On ne doute pas des gens et de leur capacité à prendre de bonnes décisions

Quand les gens ont le pouvoir de décider ensemble, dans un cadre constructif et accessible, les chances que leurs décisions priorisent le bien-être collectif augmentent considérablement.

05

On crée un mouvement impossible à attraper

Notre force sera de vivre dans tous les recoins du Québec, dans des formes multiples, de s’immiscer dans les brèches, là où le mouvement n’est pas attendu. Le mouvement existe déjà, on doit simplement devenir meilleur à se reconnaître entre nous et à joindre nos forces.

06

On ne croit pas à la neutralité

Se déclarer neutre c’est soutenir le statu quo, donc le système actuel. Il faut faire entrer le politique dans nos vies individuelles et organisationnelles. La ligne de conflit est entre ceux qui accaparent le pouvoir, d’un côté, et le collectif, de l’autre (PS: Le politique c’est sexy).

Les humains de Multitudes